Thanatopraxie

La thanatopraxie est le terme généraliste regroupant l’ensemble des moyens et techniques mis en œuvre pour conserver le corps du défunt dans les meilleures conditions jusqu’au jour des funérailles.

 

Même si elle trouve son étymologie dans les anciennes civilisations (du grec "thanatos" Dieu de la mort) et ses symboles dans les rituels égyptiens, nous devons pourtant les fondements de cet art à un français Jean Nicolas Gannal (1791 –1852) qui le premier utilisa le système de la circulation sanguine pour diffuser une solution conservatrice dans l’ensemble du corps, procédé dont il obtient le brevet en 1837 et qu’il vendra aux entrepreneurs de pompes funèbres américains en 1845.

 

Développé outre atlantique, cet art revient en France au début des années 60, réservé à une « élite » environ 400 interventions par an, la thanatopraxie trouve son expansion à la fin des années 90 environ avec 100 000 interventions par an (1993 : création du diplôme national). Chiffre en constante augmentation, on estime qu'elle concerne, dans notre région, plus de 50% des décès.

 

Les soins de thanatopraxie sont réalisés par des Thanatopracteurs diplômés et habilités par la préfecture. On peut les fragmenter en 3 parties :

 

  1. l’hygiène, le lavage et la désinfection externe du corps,
  2. la conservation : diffusion d’une solution conservatrice dans le corps par voie artérielle (technique validée et approuvée par le ministère de la santé sous le nom de procédé IFT ou ATM),
  3. la présentation, l’habillage, la mise en place du corps et la finition esthétique, partie la plus importante pour les familles car visible.

 

 

Ce travail délicat est réalisé avec respect par des professionnels dont le but est de rendre ces moments difficiles plus supportables : Il permet au défunt de retrouver sa dignité et assure à ses proches une sérénité maximale.

 

Soumis à une réglementation inscrite dans le code général des collectivités territoriales, les soins ne peuvent être prodigués que dans le respect du souhait des familles et ne sont pas obligatoires. Les meilleures conditions pour leurs réalisations sont réunies dans les funérariums ou les locaux adaptés mis à notre disposition dans les établissements de santé. Ils n’ont d’autre intérêt que de préserver la santé physique et morale des familles et ne dépendent donc pas du mode de sépulture (inhumation ou crémation).